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Projet - Le développement des nanotechnologies au Canada : applications potentielles pour l'environnement et implications pour l'intendance
Client - Environnement Canada (EC)
Description - Souvent considérée comme la prochaine révolution industrielle, l’avènement de la nanotechnologie promet la création d’innombrables applications innovatrices bien qu’elle représente aussi un risque potentiel pour la santé humaine et l’environnement. Jusqu’à ce jour, elle a échappé aux mesures réglementaires, et le risque potentiel associé aux nanoparticules représente un sujet préoccupant qui a ouvert la porte à un débat sur la place publique. Ainsi, Environnement Canada a sélectionné Science-Metrix pour réaliser une étude sur l’aspect environnemental de la nanotechnologie. Cette étude a analysé la recherche actuelle qui se pratique dans ce domaine et inclut également une revue exhaustive des politiques visant la résolution des problèmes en matière d’intendance concernant le développement des nanotechnologies. Des recommandations ont aussi été formulées par Science-Metrix pour aider Environnement Canada à maximiser les bénéfices et diminuer les impacts négatifs lors du développement des applications environnementales de la nanotechnologie.
Ces applications impliquent l’utilisation de nanoparticules et de nanomatériaux pour la construction de nouveaux senseurs ayant des capacités améliorées et qui visent la détection de pathogènes ou de polluants, pour le traitement de l’environnement contaminé et pour la création de technologies écologiques permettant la diminution des émissions toxiques et des déchets produits à partir des procédés industriels, ainsi que le développement de sources d’énergie non polluantes. Cependant, les nanoparticules pourraient aussi induire la production de radicaux libres, de stress oxydatifs, de dommages à l’ADN causant des altérations génétiques impliquant le développement de cancers. De plus, elles sont fortement dommageables pour les poumons de rats, s’accumulent dans les organes d’animaux, affectent les macrophages et autres cellules de défense, voyagent de la mère vers le fœtus, induisent des dommages au cerveau chez les poissons, se déplacent via le système nerveux et pénètrent la barrière hémato-céphalique. Les nanoparticules pourraient aussi voyager dans le sol et être absorbées par les vers de terre alors que les nanotubes de carbone participent à la pollution de l’air en s’agrégeant sous forme de nanocrystaux toxiques.
Les pratiques d’intendances visant la nanotechnologie environnementale sont plutôt rares. Aux É.U, les politiques reposent essentiellement sur des interventions et un contrôle de l’État, impliquant une grande diversification des objectifs et co-existant avec des initiatives indépendantes. Les politiques asiatiques visent le développement de l’industrie afin de générer un bénéfice économique et permettre d’importants progrès pour la nation. Les politiques européennes se distinguent grandement par un parfait équilibre entre les stratégies opportunistes visant le développement industriel et commercial et une vision se concentrant davantage sur l’aspect social des nanotechnologies. Science-Metrix recommande la création d’un centre de recherche dévoué aux dimensions sociales et environnementales de la nanotechnologie, la création d’un programme de subvention supportant les scientifiques de ce domaine, l’établissement d’une institution responsable de l’étude de l’évolution du développement de la nanotechnologie, de l’évaluation des politiques canadiennes en matière de nanotechnologie et de l’étude de l’évolution de l’attitude de la population vis-à-vis la nanotechnologie. La création d’un index canadien des nanoparticules potentiellement dangereuses incluant les procédures de manipulation ainsi que la création d’un comité responsable d’établir les règles et la législation appropriées seront aussi nécessaires pour protéger la santé humaine et l’environnement.
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Bergeron S. et Archambault É. 2005. |
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Canadian Stewardship Practices for Environmental Nanotechnology. Préparé pour Environnement Canada (EC), par Science-Metrix, 72 pages. |
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[PDF] - Rapport exécutif
[PDF] - Rapport complet |
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